CABINET MAITRE HENRI VALENTIN BLAISE GOMIS

Droit & Gestion des activités Maritimes

Cette spécialisation s’appuie sur un Master II en droit et gestion maritimes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal). Ce Master conduit à une spécialisation pointue précisément sur les thèmes suivants :

La pêche de loisir et la pêche professionnelle sont soumises à un ensemble de règles. La pêche est l’une des activités les plus exigeantes et les plus dangereuses. Des règles strictes encadrent ce secteur. Leur régulation est évidemment très surveillée, mais son lien fort lié à l’écosystème est reconnu.

L’aquaculture consiste à élever des espèces aquatiques (poissons, crustacés, mollusques) dans un cadre contrôlé, pour compléter ou remplacer la pêche de capture. À l’instar de la pêche, cette activité est soumise à des règles strictes destinées à préserver l’équilibre de l’écosystème. Les exigences portent notamment sur la qualité de l’eau, les densités d’élevage et la traçabilité des produits. Les autorités de contrôle veillent à ce que les pratiques d’aquaculture respectent les normes sanitaires et environnementales afin d’assurer la pérennité des ressources et de protéger la biodiversité.

Le droit de la mer fixe l’ensemble des règles qui régissent les espaces maritimes et les activités qui s’y déroulent (navigation, exploitation des ressources, protection de l’environnement marin, etc.). Issu notamment de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), il définit les zones maritimes (eaux territoriales, zone économique exclusive, plateau continental) et les droits et obligations des États côtiers. En garantissant un cadre juridique stable, le droit de la mer facilite la résolution des différends et contribue à la préservation des écosystèmes marins.

Les infrastructures portuaires sont souvent exploitées sous un régime de concessions octroyées par les autorités publiques à des opérateurs privés ou semi-publics. Ces concessions déterminent les droits et obligations des concessionnaires, notamment en matière d’aménagement, d’exploitation et de maintenance des équipements. L’objectif est d’assurer une gestion efficace des ports tout en respectant les normes de sécurité et de protection de l’environnement. Les concessions portuaires sont également soumises à un suivi attentif, compte tenu de leur importance stratégique pour l’économie et le commerce internationaux.

La marine marchande regroupe la flotte de navires destinés au transport commercial de marchandises et de passagers. Cadre essentiel du commerce mondial, elle est encadrée par un ensemble de règles internationales et nationales visant à assurer la sécurité en mer, la protection de l’environnement marin et la régulation des conditions de travail des marins. Les autorités maritimes veillent à ce que les navires répondent à des normes techniques et sanitaires strictes, afin de maintenir un haut niveau de fiabilité et de sécurité.

Le connaissement maritime est un document clé dans le transport international de marchandises par voie maritime. Il sert à la fois de contrat de transport, de récépissé de la cargaison et de titre de propriété de la marchandise. Juridiquement, il protège les intérêts du transporteur et du propriétaire de la marchandise en établissant les droits et obligations de chacun. Par ailleurs, il facilite les opérations de financement et de commerce, notamment en sécurisant les transactions bancaires liées à la marchandise transportée.

Le transport maritime de marchandise implique un contrat par lequel un armateur (propriétaire ou exploitant du navire) s’engage à transporter des biens d’un port à un autre. L’affrètement maritime, quant à lui, désigne le contrat par lequel une partie (affréteur) loue tout ou partie d’un navire pour le transport de marchandises. Les aspects contractuels, les obligations respectives des parties, ainsi que les régimes de responsabilité (perte ou avarie de cargaison) sont encadrés par des conventions internationales et des législations nationales. Ce dispositif juridique assure le bon déroulement des échanges commerciaux tout en protégeant l’environnement marin.

Le transport de passager par voie maritime est régi par des règles spécifiques visant à garantir la sécurité et le bien-être des voyageurs. Le contrat de transport encadre notamment les obligations de la compagnie maritime (information, assistance, assurance), ainsi que la responsabilité en cas de dommage corporel, de perte ou de détérioration de bagages. Les contrôles de sécurité et les normes de confort applicables aux navires de passagers sont particulièrement exigeants, compte tenu des risques inhérents à la navigation et du devoir de protection envers la personne humaine.

La livraison de marchandise désigne l’acte par lequel la cargaison est remise au destinataire final, selon les modalités prévues dans le contrat de transport (port de destination, délais, etc.). Les obligations liées à la livraison incluent la vérification de l’intégrité de la cargaison et le respect des normes douanières et sanitaires. En cas de retard, d’avarie ou de non-conformité, la responsabilité du transporteur peut être engagée. L’ensemble de ces règles garantit la sécurité juridique des transactions et favorise la fiabilité des chaînes logistiques maritimes.

Le droit de la responsabilité maritime s’applique en cas de dommages causés par ou à un navire, à la cargaison ou aux personnes (passagers, équipage). Il se fonde sur un ensemble de règles internationales (conventions) et nationales, qui déterminent notamment les limites de responsabilité, les assurances obligatoires, ainsi que les procédures en cas d’accident, de pollution ou de sinistre en mer.

auxiliaire portuaire, auxiliaires de transport maritime, le consignataire navire ou de cargaison, le transitaire, le commissionnaire en douane, le commissionnaire de transport, le manutentionnaire bord ou terre

Ce domaine couvre l’ensemble des règles encadrant la vente de marchandises à l’échelle internationale, en particulier lorsque celles-ci sont transportées par voie maritime. Il regroupe notamment la réglementation sur les contrats de vente, les Incoterms®, les modalités de paiement (crédit documentaire), les règles douanières et les régimes de responsabilité en cas de litige. C’est un pilier essentiel pour le développement du commerce mondial et la fluidité des échanges.

L’arbitrage commercial international est un mode privilégié de règlement des litiges dans le secteur maritime, en raison de sa rapidité et de sa confidentialité. Les parties choisissent un tribunal arbitral spécialisé ou une institution d’arbitrage reconnue (CCI, LCIA, etc.) pour résoudre leurs différends (affrètement, assurance, non-paiement, dommages). Les sentences arbitrales bénéficient d’une large reconnaissance internationale, facilitant leur exécution dans plusieurs pays.
Plusieurs organisations internationales contribuent à l’élaboration et à la mise en œuvre des règles maritimes. L’Organisation maritime internationale (OMI) est l’une des plus importantes : elle élabore des conventions et des recommandations pour assurer la sécurité de la navigation, la protection de l’environnement marin et le respect des normes internationales. D’autres organismes, comme l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), interviennent également dans la régulation des échanges maritimes.
Le navire est une entité juridique distincte, immatriculée sous un pavillon national. Son statut implique une nationalité, des obligations et des droits spécifiques (fiscalité, normes de sécurité, droit applicable aux relations de travail à bord, etc.). Les autorités de l’État du pavillon sont responsables du contrôle de la sécurité et du respect des conventions internationales sur leurs navires.
Les gens de mer englobent l’ensemble des personnes travaillant à bord des navires (marins, officiers, capitaines), mais aussi le personnel portuaire et, de manière plus large, tous les métiers liés au secteur maritime. Des conventions internationales (telles que la Convention du travail maritime de l’OIT) protègent leurs droits (conditions de travail, salaires, sécurité, rapatriement) et harmonisent les pratiques professionnelles.
Les Règles de Hambourg (1978) et les Règles de Rotterdam (2009) sont des conventions internationales visant à moderniser et unifier le droit applicable au transport de marchandises par mer. Elles fixent notamment les obligations du transporteur et du chargeur, la responsabilité en cas de perte ou d’avarie, ainsi que les délais de prescription. Leur objectif est de faciliter le commerce en réduisant l’insécurité juridique et les divergences entre les législations nationales.
(P&I clubs = protection and indemnity clubs) ; assurance facultés, assurances des navires et assurances corps et machines. Ils couvrent les risques liés à l’affrètement de navire de mer, le risque de grève ou de lock-out, les surestaries, le fret. Ils offrent également des garanties liées à la cargaison (avarie survenue dans le cadre des opérations de chargement, manutention, entreposage, garde, déchargement et de la livraison de la marchandise, celles liées au navire (abordage, remorquage, déroutement), celles destinées à couvrir les dommages causés aux installations portuaires sous forme de « letter of undertaking »).
Le droit douanier régit la circulation transfrontalière des marchandises. Il impose des formalités à l’importation et à l’exportation (déclarations, paiement de droits et taxes, contrôles de conformité). Les infractions douanières (contrebande, fausse déclaration, fraude) sont sanctionnées pénalement et/ou administrativement. Dans le domaine maritime, ces contrôles jouent un rôle crucial pour assurer la sécurité et protéger l’économie nationale.
La protection de l’environnement marin repose sur des règles nationales et internationales visant à prévenir et sanctionner la pollution (déversements d’hydrocarbures, rejets de déchets, marées noires). Des conventions comme MARPOL régissent les rejets polluants et imposent aux navires des normes strictes de conception, d’équipement et de fonctionnement. Les autorités maritimes peuvent infliger de lourdes amendes ou exiger des réparations en cas de dommages environnementaux.
Anti suite injonction, responsabilité de l’entreprise de manutention, responsabilité du transporteur maritime, la consistance, les avaries communes et les incendies, l’immobilisation du navire, le contrat d’affrètement (voyage, à temps ou coque-nue) etc.
Le règlement des conflits dans le domaine maritime peut s’opérer via plusieurs mécanismes : négociation amiable, médiation, arbitrage ou contentieux devant les juridictions nationales ou internationales (Tribunal international du droit de la mer, Cour internationale de Justice). Le choix de la procédure dépend souvent des conventions applicables, des clauses contractuelles et de la volonté des parties de recourir à un mode alternatif de résolution de litige.
La mer est un enjeu géopolitique majeur, tant pour l’appropriation des ressources naturelles (hydrocarbures, minerais, poissons) que pour la maîtrise des routes maritimes stratégiques. Les États développent parfois des politiques maritimes offensives pour sécuriser leurs intérêts économiques et militaires. Le droit de la mer offre un cadre de négociation et de résolution des différends, même si les tensions demeurent vives dans certaines zones (détroits, îles disputées).

La sécurité maritime concerne la prévention des accidents (normes techniques, formation des équipages, contrôles). La sûreté maritime vise à contrer les actes illicites (piraterie, terrorisme, trafic), conformément aux règlements internationaux.

  • HASSMAR (Haute Autorité de la Sécurité et de la Sûreté Maritimes) veille en France au respect de la législation en matière de prévention des risques et de protection des navires et des ports.
  • SOLAS (Safety of Life at Sea) est une convention internationale essentielle fixant des normes pour la construction, l’équipement et l’exploitation des navires, afin de garantir la sécurité des personnes en mer.

Ces différentes spécialités montrent aussi les évolutions des réglementations qui donnent au droit maritime sa dimension internationale et en même temps des évolutions des conventions échangées à l’échelle mondiale.
Nous disposons de professionnels hautement qualifiés avec une expertise avérée dans le domaine des affaires maritimes et portuaires. Nous accompagnons les autorités portuaires, les sociétés d’affrètement et compagnies d’assurances maritimes, les agences et administrations portuaires, les fédérations professionnelles des activités maritimes, etc.

Au cours des dernières décennies, plus encore ces dernières années de nombreuses activités utilisent les voies maritimes. Comme par exemple, sans être exhaustif, la construction de nouveaux terminaux pétroliers, de plateformes de forage offshore, sans oublier la construction de parcs d’éoliennes off-shore. Sur un autre plan la protection de l’environnement marin et côtier.
Le transport maritime est l’épine dorsale du commerce international. Il constitue un élément moteur de la mondialisation. Le transport maritime joue un rôle majeur dans les échanges mondiaux de marchandises : à lui seul, il assure plus de 90 % des échanges intercontinentaux de fret (c’est-à-dire de marchandises), soit environ 8 milliards de tonnes. Le transport maritime est un moyen de transport peu coûteux (il coûte trente fois moins cher que le transport terrestre).

S’il permet l’acheminement des marchandises en grande masse, le transport maritime est également un moyen de transport qui convient pour des petits lots et des courtes distances. Ce transport maritime conteneurisé est à l’origine de nombreux problèmes juridiques dans lesquels nous sommes capables d’intervenir. La croissance des échanges dans le monde a été facilitée par les possibilités de massification offertes par le transport maritime. C’est un moyen de transport adapté aux matières pondéreuses transportées sur de longues distances par de gros navires.

La flotte pétrolière mondiale est passée de 5 000 navires en 1965 à 7 000 en 1999, avec un doublement de la taille unitaire moyenne sur cette période. Sa capacité de port en lourd s’élève à 280 MT, alors qu’elle n’était que de 24 MT en 1946 : elle est 12 fois supérieure à ce qu’elle était à la fin de la seconde guerre mondiale. La diversité des marchandises transportées par voie maritime porte sur les vracs liquides, les « vracs » qui sont les produits directement transportés dans la cale du navire, les vracs liquides qui sont les hydrocarbures (pétroles et produits pétroliers), les produits chimiques, les vracs solides ou minéraliers (le charbon, les minerais ferreux et non ferreux, les engrais, ciment, bauxite…) et les denrées alimentaires (céréales, aliments pour bétail, farines…).